Le 30 Septembre 2014, une première personne a été diagnostiquée avec le virus Ebola aux États-Unis. Cet évènement a réveillé les médias parce que le virus était alors devenu un danger au monde occidental, même s’il avait déjà fait plus de 3 000 victimes en Afrique de l’Ouest lors de la même épidémie.

Lorsque cet article a été publié, le nombre de victimes augmentait toujours. Le virus Ebola est alors très dangereux parce qu’il rend ses victimes malades de façon rapide et le taux de mortalité est très élevé. Il n’existe aucun remède à ce jour et aucun vaccin n’est approuvé. Il est important que les personnels de tous les domaines de la santé deviennent informés sur ce virus très contagieux.

Virus EbolaEbola, ou fièvre hémorragique d’Ebola, est une maladie causée par une infection de l’une des souches de ce virus. Il peut infecter les humains, les primates, et certains autres mammifères.

Ebola a été découvert en 1976, après deux foyers d’infection différents, l’un au Soudan et l’autre en République démocratique du Congo. Depuis lors, il y a eu environ 30 foyers d’éclosion, avec l’épidémie de 2014 en Afrique de l’Ouest étant la plus significative et le plus grave.

Description

Virus Ebola entrant dans une celluleEbola est un virus filamenteux composé d’ARN à simple brin avec une morphologie inhabituelle. La forme du virus peut aller d’un “L”, “U”, “6”, ou une autre forme entre celles-ci. Dépendant des espèces, l’ARN peut avoir des longueurs différentes.

Il y a cinq espèces de virus Ebola, dont seulement quatre peuvent contaminer les êtres humains :

  • ebolavirus Zaïre (ZEBOV), aussi responsable de l’épidémie en Afrique de l’Ouest de 2014;
  • ebolavirus Soudan (SEBOV);
  • ebolavirus Reston (REBOV) qui infecte seulement primates mais pas les humains;
  • ebolavirus Forêt de Taï (TAFV);
  • ebolavirus Bundibugyo (BDBV).

Une fois qu’il entre dans le corps humain, le virus peut attaquer plusieurs cellules différentes, y compris celles du système immunitaire. Lorsqu’elles sont infectées, les cellules subissent éventuellement une mort cellulaire programmée, ce qui déclenche une hémorragie interne et affaiblit le système immunitaire.

Transmission

Chauve-sourisOn pense que le virus d’Ebola a été introduit aux êtres humains par contact étroit avec le sang ou d’autres fluides corporels d’animaux infectés, notamment les mammifères. On croit que les chauves-souris sont des hôtes naturels du virus et elles peuvent avoir été à l’origine de l’épidémie de 2014.

Lors de transmissions humain à humain, le virus se propage par contact direct, ce qui signifie à travers la peau lésée ou les muqueuses (par exemple les yeux, le nez ou la bouche), et ce avec :

  • le sang ou les fluides corporels (y compris mais non limité à l’urine, la salive, la sueur, les excréments, le vomi, le lait maternel, et le sperme) d’une personne qui est malade par le virus Ebola;
  • des objets (comme des aiguilles et seringues) qui ont été contaminés par le virus;
  • des corps de personnes décédées par la fièvre d’Ebola lors des préparatifs funéraires.

Si une personne survit à l’Ebola, ses fluides ne sont plus contagieux. Mais la transmission par le sperme peut se produire jusqu’à deux mois après une guérison clinique, donc les hommes sont avisés de ne pas s’engager dans des activités sexuelles lors de cette période.

L’Ebola ne se transmet pas dans l’air ou dans l’eau. Le virus n’est généralement pas non plus propagé par les aliments. Cependant, il peut être transmis à la suite de manipulations d’animaux sauvages chassés pour leur nourriture.

Il n’existe aucune preuve que les moustiques ou d’autres insectes peuvent transmettre le virus Ebola. Seuls les mammifères ont montré la capacité de devenir infectés et de propager le virus.

Symptômes

Les symptômes d’Ebola peuvent apparaitre n’importe quand entre 2 et 21 jours (période d’incubation) après l’exposition au virus, mais la moyenne se situe entre 8 et 10 jours. Les humains ne sont pas contagieux jusqu’à ce que les symptômes d’Ebola surviennent.

Les premiers symptômes sont similaires à ceux de la grippe, et ils comprennent :

  • de la fièvre;
  • de la fatigue;
  • des douleurs musculaires;
  • des maux de tête;
  • des maux de gorge.

Les symptômes subséquents sont plus graves et comprennent:

  • des vomissements;
  • de la diarrhée;
  • des éruptions cutanées;
  • de l’hémorragie interne et externe (yeux, nez, gencives, selles, etc.);
  • des infections bactériennes secondaires peuvent subvenir;
  • des symptômes d’altération de la fonction rénale et hépatique peuvent aussi apparaitre.

Lorsque c’est fatal, la plupart des gens meurent de choc d’hypovolémie (diminution du volume de sang dans le corps) et d’arrêt de fonctionnement d’organes de plusieurs systèmes.

Traitement

Patient d'EbolaJusqu’au jour où cet article a été écrit, il n’y avait pas de traitement approuvé disponible pour Ebola. Il y a cependant quelques traitements potentiels qui sont en cours d’évaluation, tels que les thérapies immunitaires, les thérapies médicamenteuses et des produits sanguins.

Pour améliorer la survie d’une personne malade, les soins de soutien et la réhydratation sont les seules interventions disponibles. Ces soins comprennent :

  • administration des fluides par voie oral ou intraveineuse, et d’équilibrer les électrolytes (sels de l’organisme);
  • préserver l’état de l’oxygène et de la pression artérielle;
  • traiter des infections bactériennes secondaires si elles se produisent.

Prévention

Lorsque cet article a été publié, il n’y avait aucun vaccin approuvé contre Ebola, mais deux vaccins potentiels étaient en train d’être examinés. Actuellement, la meilleure prévention contre la propagation du virus est l’application d’interventions de base.

Pour réduire la transmission d’animal à humain :

  • réduction des contact avec les animaux infectés, ainsi que la consommation de la viande crue; celle-ci doit être bien cuite avant d’être mangée;
  • manipulation des animaux infectés avec des gants et d’autres vêtements de protection appropriés;

Pour réduire la transmission d’homme à homme :

  • mobilisation sociale et éducation;
  • surveillance des malades pour 21 jours et suivi de leurs contacts;
  • réduction des contacts directs et étroits avec les personnes présentant des symptômes d’Ebola, notamment avec les liquides de leurs corps;
  • lors des soins des patients malades, il faut porter de l’équipement de protection approprié;
  • organisation d’enterrements de façon sanitaire et sécuritaire des corps décédés par Ebola;
  • maintien d’une bonne hygiène en général en gardant un environnement propre.

Ebola et soins dentaires

Ebola et soins dentairesQuand il y a une épidémie, les professionnels dentaires ne devraient pas traiter des patients qui présentent des signes et symptômes de l’Ebola, et en plus, qui avaient voyagé à un endroit où l’épidémie se produisait dans les 21 derniers jours.

Face à une telle situation, l’ADA (American Dental Association) fait les recommandations suivantes :

  • se protéger immédiatement en utilisant les précautions de base en tenant compte des barrières physiques;
  • appeler le 911 au nom du patient;
  • aviser le ministère de la santé.

Il est recommandé de retarder les traitements dentaires de routine chez ces patients jusqu’à ce que 21 jours se soient écoulés.

Références

  1. Centers for Disease Control and Prevention (www.cdc.gov).
  2. World Health Organization (www.who.intl).
  3. 19-20 Ebola is a filamentous virus with a single-stranded RNA genome (The Microbial World).
  4. Ebolavirus (Wikipedia).
  5. Ebola ressources for dentists (American Dental Association).
  6. Ebolavirus – Pathogen Safety Data Sheets (Public Health Agency of Canada).
  7. Why Ebola is so dangerous (BBC News Africa).

Les informations ci-dessus doivent être considérées comme référence seulement. Toute décision médicale ne devrait jamais être prise avant de consulter un professionnel de la santé.

Le genre masculin a été utilisé sans préjudice pour faciliter la lecture.